Les Douze Elus de Zeus

de Liliane CESARI

Auteur aux Editions PHENIX D'AZUR

Et pour les amateurs de POLARS :

 

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Claude ICONOMOU

 

  

 

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LES DOUZE ELUS DE ZEUS

SĂ©rie romancĂ©e en douze volumes, LES DOUZE ELUS DE ZEUS promène le lecteur dans le temps et l’espace, du monde des dieux au monde des hommes, de la Grèce classique Ă  la Grèce mycĂ©nienne, de l’empire hittite Ă  l’empire Ă©gyptien, de Marathon Ă  Babylone, de Madagascar au Yucatan, de l’Olympe grec au Xibalba maya et au Mictlan aztèque… Ă€ travers des Ă©poques, des civilisations, des cultures, des lieux diffĂ©rents, la lĂ©gende cĂ´toie l’Histoire, faisant Ă©merger du passĂ© les racines mĂŞmes de nos sociĂ©tĂ©s modernes. 

Livre III : GEMINI, les Dioscures

De 521 Ă  436 avant J-C. Ă  Babylone, en Grèce et Ă  Madagascar. 

DĂ©but du XVIème siècle Ă  Madagascar, Ă  Hispaniola, Ă  Cuba et Ă  Mexico-Tenochtitlan.      

 

Tandis que Darius, puis son fils Xerxès sont vaincus par les Grecs lors des Guerres MĂ©diques, le premier Ă  Marathon, le second Ă  Salamine puis Ă  PlatĂ©es, la vie de Castor et Pollux est bouleversĂ©e par la rĂ©vĂ©lation d’un terrible secret. C’est alors que les Ă©vĂ©nements semblent se prĂ©cipiter jusqu’au drame final. Un tremblement de terre en Laconie, doublĂ© d’un soulèvement des MessĂ©niens contre le joug de Sparte, dĂ©clenchent la Troisième Guerre de MessĂ©nie. Au moment oĂą tout paraĂ®t perdu, Pollux, refusant d’accepter l’inĂ©luctable, en appelle Ă  Zeus dont l’intervention divine propulsera nos deux hĂ©ros en 1500, Ă  l’époque des grands voyages de dĂ©couvertes, d’abord sur l’île de Madagascar, puis sur l’île de Cuba, Ă  Hispaniola et enfin Ă  Mexico-Tenochtitlan, oĂą va se jouer l’immortalitĂ© de Castor et Pollux. 

 

GEMINI, c’est un pĂ©riple Ă  travers la dualitĂ© : deux Ă©poques, deux univers distincts mais indissolublement liĂ©s, comme les jumeaux rĂ©incarnĂ©s que Zeus, pour exaucer le vĹ“u de Pollux, ressuscita dans une double constellation dont chaque moitiĂ© brille Ă  tour de rĂ´le dans le ciel.

Livre II : TAURUS, la Génisse Sacrée (novembre 2013)

 Mycènes, 1200 avant J-C. Surpris en flagrant dĂ©lit d’adultère par sa femme, Zeus transforme in extremis en gĂ©nisse sa maĂ®tresse Io, princesse d’Argos. Lorsqu’HĂ©ra dĂ©couvre la supercherie, elle envoie aussitĂ´t la Vengeance NĂ©mĂ©sis Ă  la poursuite de sa rivale, sous la forme d’un taon qui va la pourchasser sans rĂ©pit. DĂ©bute alors pour Io, la GĂ©nisse SacrĂ©e, un voyage initiatique qui se terminera en Egypte. Pendant ce temps, au nord de l’Europe, des cataclysmes naturels provoquent des exodes massifs de populations. Les Doriens envahissent le PĂ©loponnèse, et les « Peuples de la Mer » investissent le Levant par vagues successives qui viendront finalement Ă  bout des trois puissances dominantes : l’Egypte rĂ©siste mais entame une lente dĂ©cadence ; l’empire hittite s’effondre, minĂ© par les incursions rĂ©pĂ©tĂ©es des « Peuples de la Mer » venus de l’ouest et par les dissensions internes l’opposant Ă  ses Ă©tats vassaux, tandis que la civilisation mycĂ©nienne sombre dans les « Siècles Obscurs ». Au cours de son pĂ©riple, notre vache croisera le chemin d’Agamemnon parti en guerre contre Wilusa Ă  la tĂŞte des AchĂ©ens. Son Ă©quipĂ©e accompagnera les pĂ©ripĂ©ties de la guerre et le retour d’Odysseus Ă  Ithaque. En Egypte, Io donnera naissance Ă  Epaphos, « l’Apis » fils de Zeus-Amon qui règnera sous le nom de Ramsès IV. HonorĂ©e sous le nom d’Isis, Io sera mise par Zeus au rang des constellations. Taurus, c’est l’intrusion du mythe dans la rĂ©alitĂ©, sur fond de conquĂŞtes guerrières et de mouvements migratoires. C’est l’émergence des grands voyages maritimes et commerciaux, oĂą les hommes partent Ă  l’aventure en MĂ©diterranĂ©e pour fonder des comptoirs et mĂŞler leurs cultures aussi bien que leurs dieux, leurs cultes et leurs rites.

Livre I : ARIES, la mission de Chrysomallos (janvier 2013)

 

370 avant J-C.

Grèce, 370 av. J.C.  

 ARIES, c'est le destin de Chrysomallos, le bĂ©lier Ă  la toison d'or fils de PosĂ©idon, et de trois rois lĂ©gendaires dont les actions conjuguĂ©es dĂ©termineront la mission que Zeus sera amenĂ© Ă  lui confier.

 Ixion, roi de Larissa, conspire avec son père PhlĂ©gyas, roi d'Orchomène, pour usurper le trĂ´ne de Jason, tyran de Phères, et s'emparer du titre de Tagos de la ConfĂ©dĂ©ration thessalienne. Après s'ĂŞtre assurĂ© l'alliance de DĂ©ionĂ©e, roi d'Oechalie, par son union avec sa fille Dia, il se parjurera et, poursuivi par la malĂ©diction de son beau-père, entraĂ®nera son propre père dans sa chute. Tandis qu'Athamas, gĂ©nĂ©ral de PhlĂ©gyas, pactise avec Zeus pour monter sur le trĂ´ne d'Orchomène, Cadmos, fils du roi de Tyr parti en quĂŞte de sa sĹ“ur Europe, fondera Thèbes sur les conseils de la Pythie. FrappĂ©e d'une malĂ©diction divine, sa dynastie s'Ă©teindra tragiquement.

   

À la croisée des chemins de ces trois rois surgira Chrysomallos, le Bélier à la toison d'or qui, sur l'ordre de Zeus, scellera à jamais leurs destins et le sien.

LES HASARDS DE L'HISTOIRE (décembre 2014)

 

 

Les hasards de l’Histoire, ce sont quatre récits de femmes et d’hommes agités de passions, de doutes, d’états d’âme, qui ont un jour croisé le chemin de l’Histoire. Ils se confient à vous, se racontent, décrivent leur époque à travers leur vision, leur interprétation, leurs ressentis.

La plume indiscrète de l’auteur revisite le mythe d’Atalante, fĂ©ministe avant l’heure, vous livre les pensĂ©es secrètes de Cassandre, la muse de Ronsard, pĂ©nètre dans l’intimitĂ© de Gaspard de Besse, le « Robin des Bois Â» provençal, et enfin ressuscite l’époque oĂą la Corse eut un roi dont le règne Ă©phĂ©mère ouvrit la voie Ă  Pasquale Paoli. Laissez-vous emporter jusqu’au bout de leurs rĂŞves, jusqu’aux limites de vies hors du commun… Des lĂ©gendes vivantes... Des hĂ©ros ordinaires…

 

TAURUS, la Génisse Sacrée

     PREAMBULE

L’action se situe avant, pendant et après la Guerre de Troie (de 1194 Ă  1184 avant J-C, selon la datation de Diodore de Sicile), pendant l’Helladique RĂ©cent, pĂ©riode allant de 1650 Ă  1050 av. J-C. Les fouilles d’Heinrich Schliemann Ă  Mycènes (1874) et Tirynthe (1886) ont mis Ă  jour la richesse de Mycènes et de sa civilisation Ă  l’Helladique RĂ©cent (Masque d’Or d’Agamemnon). Les populations Ă©taient rĂ©parties en tribus : AchĂ©ens dans le PĂ©loponnèse, Ioniens et Minyens en Attique, Éoliens en Thessalie et en BĂ©otie, Doriens en Phthiotide et en Doride.

 

Vers 1450 avant J.C, les MycĂ©niens, peuple de guerriers conquĂ©rants, envahirent la Crète et dĂ©truisirent les « nouveaux palais Â» minoens, qui avaient Ă©tĂ© reconstruits vers 1700 avant J-C, sans doute après un tremblement de terre, puis vers 1630 / 1620 avant J-C, après l’explosion volcanique de Santorin.

 

A partir de 1450, les Mycéniens, colonisant la Crète, substituèrent peu à peu leur culture à celle des Minoens, provoquant ainsi le déclin d’une civilisation brillante née sur l’île depuis plus de 3000 ans. Après 1400, la Crète n’est plus qu’une province mycénienne qui a perdu l’essentiel de son rayonnement artistique et culturel. Soucieux de maintenir un royaume Crétois, les Mycéniens l’établirent à Kydonia, l’actuelle La Canée, un port situé sur la Méditerranée, dans la partie occidentale de l’île, abandonnant l’ancien palais minoen de Cnossos, dont ils craignaient l’éventuelle résurgence, à des particuliers qui le réaménagèrent et le réoccupèrent.

 

Au dĂ©but du XXème siècle, Arthur Evans dĂ©couvrit Ă  Cnossos des tablettes d’argile couvertes d’une Ă©criture qu’il estima plus avancĂ©e que le « linĂ©aire A Â» (non dĂ©chiffrĂ© Ă  ce jour), le « linĂ©aire B Â», qui sera dĂ©chiffrĂ© en 1952 par MichaĂ«l Ventris et John Chadwick.

 

Dans le schéma ci-dessous, les termes utilisés sont retranscrits en Linéaire B (en italique gras), puis en Grec (en italique entre parenthèses)

 

 

L’Administration centrale mycĂ©nienne : le domaine palatial

wa-na-ka (Wanax) : Le roi, qui a un rĂ´le militaire, juridique et religieux.

ra-wa-ke-ta (Lawagetas) : « Conducteur des guerriers Â», « chef de guerre Â», sans doute chef de l’armĂ©e.

te-me-no (TĂ©mĂ©nos) : Terres du domaine palatial appartenant en propre au wa-na-ka et au ra-wa-ke-ta.

ki-ti-me-na : Terres du domaine palatial liĂ©es Ă  une charge et dĂ©volues Ă  des membres de l’administration du palais, comme les te-re-ta.

te-re-ta (Telestai) : Hauts dignitaires chargĂ©s de l’administration du domaine palatial (inspecteur des impĂ´ts par exemple) ou exerçant des fonctions religieuses.

e-qe-ta (Equetai) : « Compagnons Â», « chevaliers Â», dĂ©signe des officiers dĂ©pendant du palais. Ils Ă©taient chargĂ©s des missions importantes, en contrepartie de nourriture, de vĂŞtements et d’armes. Ils avaient Ă©galement des sources de revenus extĂ©rieures au palais.

ru-ra-ta-e : Musicien professionnel, littĂ©ralement « joueur de lyre Â».

 

L’Administration locale du territoire : Deux « provinces Â» divisĂ©es en « districts Â», eux-mĂŞmes divisĂ©s en da-mo (communes).

re-u-ko-to-ro : La ville proprement dite, le centre-ville. 

de-we-ra  ka-ra-i-ja : « Province proche Â», autour de la ville, sur la cĂ´te.

pe-ra  ka-ra-i-ja : « Province lointaine Â» Ă  l’intĂ©rieur des terres.

ko-re-te (Koreter) : Gouverneur de district. 

pro-ko-re-te (Prokoreter) : Sous-gouverneur de district.

ke-ke-me-na : Domaine communal cultivĂ© par des particuliers.

da-mo (Damos) : Communes : sortes de communautĂ©s agricoles gĂ©rĂ©es par des agriculteurs chefs de famille, disposant de terres qu’elles exploitent, soit en commun, soit Ă  titre personnel contre une redevance, un impĂ´t versĂ© au palais contre l’attribution de terres palatiales.

da-mo-ko-ro (Damokoros) : fonctionnaire du palais, chargĂ© de contrĂ´ler la gestion des da-mo.

do-e-ro (masc.), do-e-ra (fĂ©m.) (Doulos) : Esclaves travaillant pour le compte du palais, ou serviteurs libres soumis Ă  une autoritĂ© (une divinitĂ©, par exemple).

ke-ro-si-ja (GĂ©rousia) : Conseils communaux regroupant les agriculteurs chefs de famille, ou des artisans.

pa-si-re-u (Basileus) : fonctionnaire communal qui préside le ke-ro-si-ja.

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